Déconnecter : 5 moyens faciles pour sauter le pas

Ah…déconnecter ! A la veille du 15 août, soit un peu plus de deux semaines avant l’arrivée de septembre, il est plus que d’actualité de faire une pause. Mais les vacances, ou les pauses si vous n’êtes pas ou plus en vacances, est-ce bien suffisant pour déconnecter ?

 
Ce dimanche, l’émission de M6 Capital « enquêtait » sur les nouvelles formules de vacances. Chez SaKom-unique, on vous propose mieux : déconnecter.
L’expression fait de plus en plus partie de notre vocabulaire. Déconnecter, c’est « rompre le contact avec la vie quotidienne » selon le dictionnaire Larousse.
Mais comme vous le savez sans doute la dé-connexion est devenue le pendant de ce que peut être l’hyper-connexion.

En effet, aujourd’hui les écrans sont omniprésents dans notre quotidien. Télévision certes, mais de plus en plus smartphones et tablettes en plus de nos bons vieux ordinateurs, qui ne cessent d’évoluer. Tout cela sans compter l’aspect logiciel. Car c’est bien ce dernier, via Internet et les applications qu’il permet de faire fonctionner, qui est la clé de ce qui peut parfois aller jusqu’à la dépendance, voire l’addiction. A tel point qu’on a trouvé un nom à « la peur excessive de perdre son smartphone » : la nomophobie. Une peur si actuelle, qu’une publicité et un service Orange s’en font actuellement l’écho :

Bref, si on échappait à une telle fatalité ? Ah…déconnecter ! une utopie ? Bien sûr que non !
Voici 5 manières de le faire, sans casse ni gros moyens. En route pour la déconnexion !

1. En mode Avion

C’est simple comme une pression digitale – une pression du doigt, quoi – sur votre écran. La première et la plus simple des astuces pour déconnecter, c’est la fonction « Mode avion » de votre téléphone. En un geste, vous coupez tout : réseau téléphonique, connexions de données, wifi. Vous êtes coupé du monde…ou presque. Prêt.e.s à vous reconnecter au réel, soit à votre environnement physique immédiat, ou simplement au meilleur : vous-mêmes !

Pour déconnecter, la base c'est...le mode avion !

Dès lors, à vous de moduler. Vous pouvez choisir de déconnecter très facilement une heure, histoire d’être tranquille pendant le repas ou à un moment où vous avez envie de tranquillité pour lire ou toute autre activité.
Vous pouvez également déconnecter plus longtemps, de jour comme de nuit. Trop de possesseurs de smartphones lâchent difficilement leur doudou virtuel. Et si vous vous évitiez les ondes, et les appels intempestifs après le coucher ? Votre portable vous sert de réveil ? Pourquoi vos amis – sont-ce réellement vos amis s’ils vous appellent passée minuit ? – devraient pour autant vous déranger à l’heure du confort des bras de Morphée ?
Bref, vive le mode avion et ses bienfaits !

2. J’éteins mon smartphone…si si, c’est possible !

Plus radical que le mode avion, vous pouvez choisir d’éteindre votre portable. Cela vous est sans doute arrivé sans le vouloir, les moments où la batterie tombe en rade.

Mais pourquoi attendre le redoutable et redouté épuisement de batterie quand vous pouvez faire le choix de tout couper ? En conscience.

Et si éteindre votre compagnon de tous les instants, c’est vraiment trop dur… testez le mode lui-dans-une-pièce-moi-dans-une-autre. Un bon moyen de dompter l’addiction. En douceur.

3. Je m’octroie une pause régulière…

Maintenant que les astuces simples, les bons rappels, sont en place, que diriez-vous de parler de fréquence ?
S’octroyer une pause régulière, c’est s’assurer un contrôle de sa disponibilité intellectuelle. En effet, sursollicités que nous sommes, nous avons tendance à oublier qu’une activité cérébrale permanente, qui arrange bien les affaires de nos amis les GAFA, n’a pas à être la règle. Pire, elle peur mener au stress numérique. Certes peu analysé, il est assez aisé à constater. Prudence donc, bien entendu, dans son éventuelle détection. Ce que vous devez retenir, c’est que même en état d’éveil, nous avons besoin de repos.

Ces pauses peuvent se penser à l’échelle d’une journée. Mais l’idée est ici de les penser à l’échelle de la semaine, voire du mois.
Le dimanche est un jour intéressant pour cela. Couper son téléphone toute une journée, et profiter de la vraie vie… avons-nous donc oublié que c’est possible ? Pourquoi ne pas couper le téléphone tous les soirs à partir d’une certaine heure, en général ou une semaine par mois ?
En échange, vous gagnez du temps… et moult possibilités de le meubler !
A vous de jouer 😉

4. …voire une détox complète ponctuelle ?

Une détox, c’est généralement une diète. On parle de détox lorsqu’il s’agit de purifier son corps. On se débarrasse des toxines, du gras et autres choses qui-font-du-mal à notre métabolisme chéri.
Eh bien la détox numérique, détox digitale ou autre nom approchant, c’est pareil. En mars 2016, Audrey Merveille, chroniqueuse de l’émission tv Comment Ça Va Bien de France 2 – qui n’est plus diffusée aujourd’hui – en avait fait un sujet plutôt pas mal. Le voici :

Il existe donc des séjours de déconnexion, et le marché se développe plus ou moins. Autrefois, on pouvait entendre parler de retraite spirituelle ou de jeûne dans les montagnes. Désormais, même si le phénomène n’est pas répandu au point où on pourrait le penser, on entend de plus en plus parler de séjours de déconnexion.

Alors, une petite détox numérique, ça vous tente ?
En Asie, le phénomène d’intoxication est si connu et considéré comme inquiétant que l’on parle de centres de désintoxication en Chine, voire de camps au Japon.

En France pour le moment, déconnecter est un concept beaucoup plus soft.

5. Je m’attache au bien que déconnecter m’apporte

En happant plus qu’ils ne faut notre attention, ils tendent à limiter nos capacités cognitives. Même éteint, occupant nos pensées, mon smartphone limite ma concentration. Ainsi, selon une étude de juin 2017, « La seule présence de son smartphone peut occuper nos capacités cognitives, nous laissant moins de ressources disponibles pour les autres tâches ».

En nous accaparant, les écrans peuvent jusqu’à nous rendre dépressifs. C’est une étude coréenne, cette fois, qui démontre que « les adolescents dépendant de leur téléphone et d’Internet ont un déséquilibre chimique dans leur cerveau qui les prédispose à la dépression et à l’anxiété. » De quoi inquiéter jusqu’en France, où la proportion de possesseurs de smartphone est en hausse constante, ces derniers étant de plus en plus jeunes.

Quid de l’éloignement du réel que constitue l’usage du smartphone ?
Depuis quelques temps, vos vacances ressemblent à ça :

La vidéo, certes publicitaire, est intéressante. Motorola US y vante de manière très parlante le #phonelifebalance – traduisible approximativement par équilibre vie-smartphone – et merci à Culture Pub pour le partage !
On passe ici sur l’interrogation quant à la sincérité qu’une marque de smartphones conseillant d’utiliser ses outils en conscience, contre la dépendance produit ? Pourquoi pas, après tout ? Souvenez-vous, le plus addictif, c’est le software plutôt que le hardware.

Un tel intérêt, même au service au marketing, est sans doute le signe qu’il faudrait lâcher un peu du lest et vraiment déconnecter. Parce que plonger vos yeux dans un écran qui tient entre vos mains et bouder les pyramides de Kheops, c’est un peu hallucinant, non ?
Au sens propre quand on sait le mal que la lumière bleu fait à notre vue. Exit donc la lumière bleu, et bonjour la lumière du jour !

Éviter l’addiction

On parle aujourd’hui clairement d’addiction, là où il n’y a pas si longtemps on pouvait totalement réfuter cette idée. Ainsi le psychiatre Serge Tisseron, auteur de 3-6-9-12, Apprivoiser les écrans et grandir (Érès, 2013), déclarait-il dans le cadre d’un article sur l’offre de séjours de déconnexion du numéro d’avril 2014 de Psychologie Magazine : « Ne soyons pas naïfs. Cette offre repose sur une mystification, car il n’y a pas d’addiction au numérique mais simplement une pression sociale. Elle ne constitue donc pas un sevrage. Toute la difficulté est de se modérer. Et cela passe par un apprentissage au fil de la vie quotidienne. »

A contrario nous avons parlé plus haut de doudou virtuel. Celui qui parle ainsi des smartphones, c’est Laurent Karila, psychiatre addictologue auprès de l’association SOS Addictions. Il explique en octobre 2016 que « Oui il existe une addiction au smartphone mais il est possible de décrocher ». Il n’y a donc pas de fatalité.
Steve Jobs présentait le premier iPhone en 2007, plus de dix ans après, on peut mieux décrire, dans une certaine mesure, les comportements autour de cet objet que Laurent Karila décrit comme « un cordon ombilical psychosocial, une e-xtension du i-Soi. C’est aussi un e-doudou à composante tactile. Il a une fonction anxiolytique, hypnotique et est une véritable interface relatio-générationnelle! »
Concernant la nomophobie, le psychiatre en parle comme « l’équivalent d’une anxiété de séparation mais avec son mobile! Cette techno-angoisse d’abandon peut être redoutable chez certains! L’inconfort loin de son smartphone aussi! »

Par conséquent, la possibilité d’une addiction au smartphone est indéniable. Dans le même article, Laurent Karila liste 7 signes d’une addiction au smartphone. Parmi ces derniers, on compte notamment : ne penser qu’à son smartphone, l’utiliser de manière compulsive ou encore être irritable lorsqu’on en est éloigné. Attention néanmoins à l’auto-diagnostic 😉

Du temps de cerveau pour soi

Vous l’aurez compris, au coeur de l’idée de déconnecter il y a un objectif simple : prendre soin de soi. Prendre ses distances avec des objets qui nous coupent du réel, c’est reprendre sa pleine place dans ce dernier. En somme, en être pleinement acteur.

via GIPHY

Alors, vous a-t-on convaincus de faire une pause, et de libérer du temps de cerveau pour vous et pour vous seuls ? Si oui, vous nous en verriez ravi. Chez SaKom-unique, on aime le digital mais on a un vrai credo : le virtuel n’a de sens que s’il sert le réel, et certainement pas l’inverse. A bon entendeur !
Et continuez de nous suivre et de partager nos articles sur vos réseaux 😉 ⤵

 

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About Sabrina Kecheroud

Fondatrice de SaKom-unique, agence de communication à Orléans. Communicante (conseil en visibilité/image et en identité de marque, web 2.0, e-réputation, branding digital et offline, etc.) depuis une dizaine d'année, je partage ici avec vous mes infos et mes coups de coeur ou coups de gueule...lorsque j'en ai le temps ;)

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